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Blog - Manifestation


Manifestation

Grève du 29 janvier et aprés ?  

Grève totale dans le supérieur

 

Université . Confrontée au refus de Valérie Pécresse de revenir sur ses réformes, la Coordination nationale a appelé, hier, les enseignants-chercheurs à une grève « illimitée ».

Elle l’avait promis. C’est désormais une réalité. Face au « mépris » et à « l’arrogance » du gouvernement, la coordination nationale des universités (soit 80 % des universités françaises) a appelé, hier, à une grève « totale, reconductible et illimitée ». Dans le milieu plutôt sage des enseignants-chercheurs, ce mot d’ordre a quelque chose d’historique. Et témoigne du profond rejet des réformes engagées par la ministre de la Recherche et de l’Enseignement supérieur, Valérie Pécresse.

Réunis en milieu d’après-midi dans l’amphithéâtre Richelieu de la Sorbonne (Paris-IV), les délégués de la cinquantaine d’universités représentées ont rapidement tué le suspense. « Pécresse, Sarkozy, Darcos, démission ! » ont scandé les enseignants-chercheurs en guise d’introduction à leurs débats. Puis, tous munis de petits cartons rouges, ils ont adopté à une large majorité la motion rédigée le 22 janvier par la coordination, demandant le retrait des principales mesures gouvernementales.

Première visée : le projet de décret réformant le statut des 57 000 enseignants-chercheurs, qui date de 1984. Jusqu’ici, leurs horaires se répartissaient entre l’enseignement (128 heures de cours ou 192 heures de travaux dirigés) et la recherche. Le nouveau texte, dans la droite ligne de la loi LRU sur l’autonomie des universités, renforce considérablement le pouvoir des directeurs d’université.

Désormais, ces derniers pourront « moduler » les services des enseignants-chercheurs, c’est-à-dire équilibrer à leur guise leurs temps d’enseignement et de recherche en fonction d’évaluations aux critères flous. Ces mêmes directeurs décideront aussi des primes et des promotions, rôle jusqu’ici dévolu au Conseil national des universités (CNU), instance indépendante, où siègent universitaires élus et syndicalistes.

Face à la colère des enseignants-chercheurs, qui dénoncent l’arbitraire d’un tel fonctionnement, Valérie Pécresse a cherché à les « rassurer ». Vendredi, alors qu’elle transmettait son projet de décret au Conseil d’État, la ministre a envoyé un courrier aux présidents d’université où elle propose que le nombre d’heures d’enseignement soit plafonné pour l’enseignant-chercheur « dont l’ensemble de l’activité est bien évaluée ».

« Insuffisant », a tempêté le SNESup-FSU, premier syndicat du supérieur. « Cela ne change pas la logique : la toute-puissance des présidents d’université dans une gestion locale des carrières, la dévalorisation du rôle du CNU et le mépris des enjeux, des cohérences disciplinaires et des libertés scientifiques. »

Hier, dans les travées de la Sorbonne, les enseignants n’étaient pas dupes. « Le gouvernement se fout de nous, s’agace Sophie Jallais, maître de conférences à Paris-I. La modulation des horaires va surtout lui permettre de pallier les milliers d’heures qui disparaissent, avec la suppression des 900 postes prévus au budget 2009 ! L’éducation a besoin d’être réformée, pas détruite. »

Autre mesure contestée de toute part : la réforme de la formation des enseignants du primaire et du secondaire, effectuée désormais sous forme d’un master 2 (bac+5), puis d’un concours. Les universitaires dénoncent la suppression de l’année de stage pratique d’un an rémunéré. Et redoute la destinée des étudiants qui décrocheront leur master mais rateront le concours. « À Grenoble, explique Pascal Vacher, enseignant à l’université de Dijon, il existe une veille à l’ANPE où les étudiants peuvent se rendre pour remplacer les profs absents du secondaire à 8,60 euros de l’heure ! La mastérisation, avec son lot d’étudiants laissés en plan, tend clairement vers ça. Le gouvernement morcelle ses réformes, mais il s’agit de la même casse du service public. »

Sans attendre l’appel à la « grève totale », lancé hier, de nombreuses universités avaient déjà entamé des actions. Jusqu’aux enseignants-chercheurs de l’Institut d’étude politique (IEP) d’Aix-en-Provence qui ont voté la grève, vendredi. Une première dans l’histoire de cet établissement. Confidence d’un professeur de Reims : « C’est la première fois depuis des années que je vois une mobilisation aussi forte. »

Ixchel Delaporte et Laurent Mouloud

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Train-train

 

Ils prennent le TGV, la France, elle, reste toujours à quai. Cinq jours après la plus importante journée de mobilisation que le pays ait vue, avec celles de novembre décembre 1995 et contre le CPE au printemps 2006, la réponse du gouvernement consiste à une misérable opération de com où l’illusionnisme le dispute à l’escroquerie. Là où le maoïsme lançait sa campagne des « 100 fleurs », François Fillon sort de son chapeau « 1 000 chantiers » censés marquer la grande riposte à la crise comme la réponse à ce qui s’est dit dans les cortèges qui ont bien fleuri, eux, dans tout le pays jeudi dernier.

Dans une préfecture du Rhône coupée du monde, donc risquant d’être moins bruyante qu’à Saint-Lô, le premier ministre a donc présenté le volet « grands travaux » du « plan de relance » du chef de l’État. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on est bien loin du New Deal de Roosevelt… Une litanie de « réparations de chaussées », voire de « grosses réparations de chaussées », d’« entretien préventif », et la confirmation de travaux d’infrastructures déjà engagés ou prévus telles les lignes à grande vitesse dans l’Ouest ou dans le Sud-Ouest. Et pour lesquels les collectivités territoriales se sont souvent lourdement investies. Leurs élus apprécieront le travail d’orfèvre… On y apprend que le demi-milliard dégagé pour « l’emploi » représente à peine la moitié de ce qui a été effectivement versé aux filiales financières des constructeurs automobiles. On y apprend aussi que GDF-Suez figure dans la liste des entreprises publiques, aux côtés d’EDF, de la SNCF et de La Poste, pour deux cents millions de travaux à effectuer. Le jour où le même groupe annonce une hausse annuelle de son chiffre d’affaires de 16,6 %, il y aurait peut-être matière à creuser davantage. Mais non. Et puisque l’heure semblait à la gaudriole, la ministre des actionnaires et des grandes fortunes, Christine Lagarde, ajoutait à son numéro de soeur Sourire du CAC 40 le registre de la désinvolture pour annoncer que le pays sera sans doute en récession « à un moment quelconque ». Le jour même où le chômage officiel s’allongeait de plus de 45 000 noms.

Le locataire de Matignon invitait hier « tous les Français à se serrer les coudes » tandis que lui garderait le même « cap ». Droit dans ses bottes en somme, comme ses prédécesseurs de 1995 et 2006. Dans un entretien paru hier après-midi, il se paye même le luxe de ne relever, dans les défilés du 19 janvier 2008, ni « message très précis » ni « propositions claires et cohérentes ». Persister ainsi dans le registre de la division et de la sous-estimation de ce qui se manifeste témoigne de la désormais spectaculaire faible marge de manoeuvre dont disposent l’Élysée et la droite, inversement proportionnelle en fait à leur écrasante mainmise sur tous les leviers de pouvoir politique.

Éducation, hôpitaux, justice, services publics… toutes les mèches allumées secteur par secteur ont déclenché des luttes qui se sont retrouvées dans la rue, grossie jeudi de salariés du secteur privé qui n’en peuvent plus. Jeudi, cette France s’est « serré les coudes ». Et la conscience a grandi que c’est bien une politique, celle de ce gouvernement, qui est la cause du désastre économique et social en cours : hier les salariés devaient se serrer la ceinture pour assurer les profits des actionnaires et des marchés financiers ; ils devraient payer encore plus pour que cette machine-là reparte « à un moment quelconque ». Non, les Français ne veulent plus payer davantage pour ces fauteurs de crise. Oui, ils attendent autre chose, enfin. Et sont prêts à continuer à le dire, comme le confirme notre sondage CSA-l’Humanité. Il faudra plus qu’un aller-retour en train pour les en dissuader.

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Les mains vides, Yves Jégo tente d’amadouer la Guadeloupe

 

Le secrétaire d’État à l’Outre-mer, en déplacement dans l’archipel, a annoncé qu’il prolongerait son séjour jusqu’à ce que soit trouvée une issue au conflit.

Dépêché en Guadeloupe pour rappeler à l’ordre l’archipel paralysé par une grève générale depuis le 20 janvier, le secrétaire d’État à l’Outre-mer, Yves Jégo, a annoncé, hier, à Basse-Terre, qu’il prolongerait son séjour « le temps voulu » pour tenter de renouer le dialogue et de trouver une issue au conflit.

Face à la détermination du Collectif contre l’exploitation (Liyannaj kont pwofitasyon, LKP) qui rassemble syndicats, associations et forces de gauche, le secrétaire d’État a assoupli son discours, admettant la nécessité d’apporter des réponses à une « Guadeloupe à deux vitesses », avec « d’un côté, ceux qui arrivent à s’en sortir et dont les revenus progressent, et de l’autre, ceux qui sont en difficulté, ont des bas revenus et n’arrivent pas à s’en sortir ». « Ce conflit est fondé sur un certain nombre de revendications, mais surtout sur une attente populaire très forte », a-t-il admis. Promettant « des réponses concrètes, des chiffres et des engagements du gouvernement », Yves Jégo n’a toutefois annoncé, pour l’instant, que « le gel du prix des loyers HLM dès cette année ».

Le secrétaire d’État « nous a donné l’impression d’avoir entendu et compris que la Guadeloupe est au bord de l’explosion et du chaos social », a réagi le porte-parole du LKP, Élie Damota, sur RFO-Télé Guadeloupe. « Il se rend compte qu’il y a un vrai malaise, des marges qui ne sont pas contrôlées, des monopoles qui pratiquent librement des prix et des marges parfois scandaleuses (…). J’espère qu’il vient armé de solutions », a déclaré, de son côté, Victorin Lurel, président (PS) du conseil régional.

On reste pourtant très loin du compte, au regard des 146 revendications exprimées par les grévistes, parmi lesquelles la baisse des prix des produits de première nécessité, des impôts et des taxes, des prix du carburant, ou encore une augmentation des salaires de deux cents euros. Hier, les commerces, les écoles et les services publics demeuraient fermés dans l’île, où l’approvisionnement comme les déplacements sont devenus très difficiles. Les stations-service restaient elles aussi bloquées, leurs gérants n’ayant toujours pas obtenu satisfaction sur le gel de nouvelles implantations.

Alors que syndicats et partis de gauche accusent les pouvoirs publics et le patronat local de miser sur le « pourrissement », le gouvernement joue une partie serrée. Après les blocages en décembre, en Guyane, pour protester contre le haut niveau des prix du carburant, c’est la Martinique, elle aussi sévèrement frappée par la vie chère, qui pourrait à son tour devenir le théâtre d’une explosion de colère sociale. Un scénario cauchemardesque pour le gouvernement.

R. M.

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Stéphane Sirot historien, spécialiste des mouvements sociaux et du syndicalisme (*).

 

Restriction du domaine de la démocratie

Un préfet et un directeur de la police victimes d’une mutation sanction. Cette nouvelle péripétie du sarkozysme a produit les réactions habituelles : dénonciation du « fait du prince », de son autoritarisme… Essayons d’aller plus loin.

Il est possible de déterminer une logique plus profonde dans la démarche présidentielle. Elle aboutit à restreindre le champ de la pratique démocratique, d’une part en accentuant le pouvoir d’un seul, d’autre part en mettant à mal les contre-pouvoirs.

Cela a souvent été souligné à juste titre : les institutions de la Ve République ont édifié un royaume républicain que l’inversion du calendrier électoral (la présidentielle avant les législatives), à la faveur de la réforme du quinquennat, n’a fait que renforcer. Cette situation permet à celui qui détient la présidence de tracer un peu à sa guise les limites du domaine de la démocratie. Depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, cet espace se réduit à vue d’oeil.

Quelques exemples récents l’illustrent de façon frappante. Le renforcement de l’emprise du président sur l’audiovisuel public le met à l’abri d’un contre-pouvoir pourtant timide. Et la volonté d’encadrer le droit d’amendement des parlementaires consiste à leur ôter une arme ne servant pas seulement à faire de l’obstruction, mais aussi à alerter l’opinion sur des lois jugées dangereuses.

Cette brutalisation des espaces et des moyens de la critique s’inscrit dans une évolution inquiétante : la dictature de la majorité. Une fois élu, le candidat au pouvoir suprême et ses affidés prétendent qu’ils peuvent tout se permettre ! Voilà un raisonnement en contradiction avec la nature profonde de la démocratie. Non seulement l’élection, cette mesure de l’opinion à un moment donné, n’est qu’une facette de la vie démocratique. Surtout, elle n’a pas pour fonction d’éradiquer les minorités ou de faire taire les contre-pouvoirs.

Cette façon de surestimer la légitimité donnée par le bulletin de vote porte naturellement l’appareil d’État à restreindre le domaine de la contestation. Il n’est pas un hasard si les premières initiatives de l’actuel quinquennat ont consisté à imposer un service minimum pour contraindre le droit de grève, puis à réformer les régimes spéciaux de retraite pour infliger une défaite majeure aux syndicats les plus critiques.

Ajoutons que les politiques néolibérales qui consistent à chanter les louanges de la réussite individuelle la plus cynique et la plus égoïste, à réformer contre les principaux intéressés en les jetant en pâture à l’opinion, ont fait imploser la notion de bien commun. Or, sans elle, la démocratie vacille.

Laisser respirer l’air constructif des contradictions, retrouver le sens du bien commun. Cela serait un beau début de programme pour une alternance de gauche qui ne craindrait pas de s’assumer.

(*) A notamment publié : la Grève en France (Odile Jacob, 2002) et les Syndicats sont-ils conservateurs ? (Larousse, 2008).

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Les Français veulent une suite au 29 janvier

 

Sondage . Selon un sondage CSA-l’Humanité, 61 % des personnes souhaitent que les syndicats poursuivent la mobilisation. Une majorité juge inefficace la politique économique du gouvernement.

Le 29 janvier ne doit pas rester sans lendemain. Interrogés vendredi, juste après la journée d’action interprofessionnelle, les Français ont en quelque sorte fixé leur feuille de route aux syndicats : à 61 %, ils souhaitent que les organisations des salariés « appellent à poursuivre la mobilisation », selon un sondage CSA/l’Humanité. Sans surprise, mais de façon tout de même très significative, une majorité écrasante de sympathisants de gauche (84 %) partagent cette attente. Finalement, les Français sont « assez cohérents » avec eux-mêmes, note Jean-Daniel Lévy, de l’institut CSA : avant le 29, ils avaient exprimé un fort soutien à la mobilisation, « à un niveau supérieur à ce qui est habituellement enregistré » pour ce type d’événement ; après, ils veulent toujours « faire passer le message » : que leurs attentes sociales, en matière de pouvoir d’achat, d’emploi, etc., « soient bien prises en compte ».

Mouvement durable

Loin d’une brusque éruption de fièvre, tout semble indiquer que nous en sommes aux débuts d’un mouvement durable. L’envie de voir les syndicats prolonger l’action est d’autant plus marquée qu’aux yeux de nos concitoyens le plan gouvernemental de « relance » « ne semble pas produire les effets qu’ils en attendent », observe Jean-Daniel Lévy.

Second grand enseignement de notre sondage : Nicolas Sarkozy et son gouvernement, en dépit de leurs efforts massifs de « communication », ne convainquent pas. Depuis jeudi, le chef de l’État et son équipe s’emploient à réduire la mobilisation enclenchée à une simple « manifestation d’inquiétude », sans remise en cause de leur politique, et en se contentant de promettre une vague concertation. Près de 6 Français sur 10 se disent « pas satisfaits » de cette attitude face au 29 janvier. Le taux atteint les 83 % chez les sympathisants de gauche, et le courant n’épargne pas les électeurs du centre et de la droite : 71 % des sondés proches du Modem et près d’un quart des sympathisants de l’UMP (24 %) se déclarent aussi insatisfaits.

Quant à la politique économique du gouvernement, alors que l’équipe Sarkozy-Fillon va répétant qu’elle est la seule thérapie possible, qu’il s’agirait seulement, en somme, d’avoir la patience d’attendre qu’elle produise ses fruits, une nette majorité de sondés (62 %) considèrent au contraire qu’elle ne « permettra » pas de « lutter efficacement contre la crise ». La défiance atteint ses plus hauts niveaux chez les chômeurs (81 %), les salariés du secteur public (77 %), les étudiants (73 %). Seules 4 % des personnes interrogées trouvent les choix du gouvernement « très efficaces » et 23 % « plutôt efficaces ».

Si les Français « n’ont pas un plan bis », « avec une revendication clairement exprimée », ils n’en attendent pas moins « une réorientation de la politique suivie », analyse Jean-Daniel Lévy, de CSA. Au total, cette enquête a bel et bien valeur de désaveu pour un premier ministre qui, hier encore, droit dans ses bottes, prétendait écarter toute idée de « changement de cap » (voir encadré).

Yves Housson

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L’inventaire à la… Fillon

 

Le premier ministre a présenté le détail des projets du « plan de relance ». Une longue liste qui n’empêchera pas les Français de devoir se serrer la ceinture.

Plusieurs centaines de manifestants, à l’appel des syndicats et des partis de gauche, se sont relayés, hier midi, le plus près possible de la préfecture du Rhône, pour faire entendre leurs protestations au premier ministre. Mais les murs étaient épais et le préfet doit pouvoir dormir sur ses deux oreilles… François Fillon avait, en effet, fait le déplacement à Lyon, avec ses ministres et assuré sa conférence de presse avec Jean-Louis Borloo, Hubert Falco, Patrick Devedjian, Michèle Alliot-Marie, Christine Lagarde, Michel Barnier, Éric Woerth, Éric Besson et Alain Marleix pour son comité interministériel « d’aménagement et de compétitivité des territoires ». En bref, il s’agissait d’annoncer rapidement et concrètement les mille projets que le gouvernement a choisis pour son plan de relance de 26,5 milliards d’euros. N’ont été sélectionnés, d’après le premier ministre, que des projets qui pouvaient débuter tout de suite mais qui n’auraient été financés que dans cinq ou dix ans et qui ne sont absolument pas, a-t-il assuré, des investissements déjà prévus au budget 2009. Il s’agit de « soutenir l’activité économique en 2009 et en 2010, au moment où la crise la menace et, en même temps, d’améliorer la compétitivité de la France pour les prochaines années ». Pas question de financer des projets dont la mise en oeuvre prendra du retard, mais pas question, surtout, de penser pouvoir d’achat ou de soutenir la consommation. La seule mesure de soutien financier va à 3,8 millions de familles défavorisées, et c’est l’octroi majestueux d’une obole, une « prime de solidarité active », de 200 euros par foyer, qui sera versée en avril, pour attendre la mise en place du RSA au 1er juillet. Pour les autres, il faudra « se serrer les coudes » face à la crise et « croire en leur capacité de rebond ».

11,1 milliards d’euros seront consacrés aux investissements publics, dans les infrastructures routières, ferroviaires, fluviales et portuaires, dans les équipements de l’enseignement supérieur et de la recherche, dans la rénovation du patrimoine culturel et celle des établissements de la justice et de la défense. Dans cette enveloppe, il faut aussi mettre l’avance de 2,5 milliards d’euros qui auraient dû être versés en 2010 aux collectivités territoriales. Il n’est pas précisé si l’avance sera renouvelée l’année suivante ou si les collectivités devront se serrer la ceinture… Dépendent aussi de cette manne financière, le soutien à la construction et à l’accession sociale à la propriété, l’accélération du programme de rénovation urbaine qui avait été gelé, l’aide à l’amélioration de l’habitat indigne ou dégradé et la prime de solidarité active. Sachant que tous ces projets sont répartis sur les cent départements, il est effectivement facile de parler de saupoudrage, bien que François Fillon considère que, dans le cas présent, « ce n’est pas un défaut »…

11,4 milliards d’euros seront « remboursés » aux entreprises pour améliorer leur trésorerie (comme « l’amélioration du niveau des avances versées sur les marchés publics de l’État » ou « le paiement des dettes envers les fournisseurs du ministère de la Défense » - serait-il le seul à avoir des dettes ?). Sont prévus également la garantie de prêts supplémentaires aux petites et moyennes entreprises et des aides à l’embauche, c’est-à-dire une réduction des charges patronales, pour les très petites.

Enfin, les grandes entreprises publiques sont chargées, pour quatre milliards d’euros, de moderniser et développer les infrastructures ferroviaires et énergétiques et les services postaux. Rien dans ce plan n’est prévu pour l’industrie, mais il suffit d’attendre un peu le plan pour l’automobile, a assuré François Fillon, car « sans industrie, il n’y a pas d’espoir d’un développement durable ». Quant au plan de relance, il donnera peut-être le sourire aux entreprises du bâtiment et de l’immobilier, mais guère au-delà, puisqu’il n’est même pas à la hauteur des besoins en logement… Un coup de pouce qui va laisser les manifestants de jeudi dernier sur leur faim.

* Après le comité interministériel, François Fillon a rencontré les élus rhônalpins. À cette occasion, André Gerin, député et maire de Vénissieux, l’a entretenu de la situation de Saint Jean Industrie, qui entend délocaliser sa fonderie d’aluminium en Croatie. Dans le courrier qu’il lui a remis, il fait appel au futur plan de relance de l’automobile pour permettre « d’inscrire ce secteur d’activité dans une reconquête industrielle… » Le premier ministre, qui avait déclaré quelques heures auparavant que « sans industrie, il n’y a pas de développement durable », a promis d’examiner le dossier. Il devra faire vite. C’est jeudi que tranche le tribunal de commerce.

Émilie Rive

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L’Appel des appels bat le rappel

 

Quelque 600 professionnels de la santé, de la justice, de l’éducation, de la recherche et de la culture, opposés aux réformes du pouvoir sarkozyste, se sont réunis samedi, à Paris.

Dans la salle bondée, certains mots font froid dans le dos. « Nous sommes encore en démocratie, lance depuis la tribune Serge Portelli, vice-président du tribunal de grande instance de Paris, mais à l’extrême limite… » Constat glacial. Mais largement partagé, ce samedi, dans les travées du centre culturel CentQuatre, à Paris, où quelque 500 signataires de l’Appel des appels se sont pressés toute la journée. Lancé le 10 janvier, ce texte tente de fédérer tous les secteurs du service public en lutte contre des réformes gouvernementales aux « conséquences sociales désastreuses ». L’initiative a rencontré un succès foudroyant. Près de 60 000 personnes, venues de mouvements comme Pas de zéro de conduite pour les enfants de trois ans, Non à Edvige, ou encore Sauvons la recherche, lui ont déjà apporté leur soutien sur Internet.

passer au concret

Ce week-end, il s’agissait, pour les initiateurs de l’appel, de passer au concret en convoquant un premier rendez-vous. Le but : diagnostiquer ce « grand corps social malade qu’est la France », selon l’expression de Roland Gori, professeur de psychopathologie de l’université d’Aix-Marseille. À la tribune se sont succédé psychanalystes, enseignants, chercheurs, magistrats, statisticiens, réalisateurs, intermittents, journalistes… Tous venus partager, de « manière transversale », leurs analyses et leurs inquiétudes.

Et elles sont nombreuses, ces inquiétudes. À commencer par ce détricotage minutieux des services publics, que ce soit dans le domaine de l’éducation, de la santé ou de la justice. « La réforme de la carte judiciaire, par exemple, a amené à la suppression de 200 tribunaux d’instance, ceux du quotidien, souligne David De Pas, du Syndicat de la magistrature. On a sciemment fermé ce service de proximité, dans un contexte de paupérisation constante de la justice. » Une intervenante évoque, elle, le sort de ces 42 500 employés de vie scolaire, payés « 808 euros par mois » et dont les contrats aidés sont menacés à compter du 30 juin prochain.

Des services publics « volontairement dégradés », soulignent chacun. Et gangrenés par la « politique du chiffre » et l’idéologie aveugle de la « mise en concurrence », prônée à tout bout de champ par le chef de l’État, Nicolas Sarkozy. « Nous nous sommes affranchis de l’hospitalité, témoigne ainsi Didier Dreyfuss, médecin hospitalier. Ce sont avec les mots "productivité" et "performance" que l’on soigne désormais les maux de l’hôpital. La tarification à l’acte remplace le prix de séjour, ce prix qui était auparavant celui de l’hospitalité. »

Le psychanalyste Alain Abelhauser, professeur à l’université de Rennes, acquiesce : « On est passé d’une culture des moyens à une culture des résultats. Nous, chercheurs, nous servons désormais à fabriquer du résultat ! » Allusion faite aux réformes menées dans le supérieur, qui prévoit, à terme, d’évaluer les enseignants-chercheurs selon le nombre de travaux publiés… « On veut mettre la science et la recherche au service de l’économie », ajoute, de son côté, Isabelle This Saint-Jean, présidente de Sauvons la recherche. D’une manière plus générale, Roland Gori déplore cette « idéologie de la rentabilité, de la performance appliquée à tous les champs de la société avec le néolibéralisme ».

Incontestablement, l’individualisme marque des points. Et, chacun en convient, le pouvoir sarkozyste sait habilement en jouer. « Nous sommes tous sarkozystes, s’emporte Philippe Meirieu, professeur en sciences de l’éducation. Sarkozyste, au sens où le président s’adresse sans cesse à chacun de nous, individuellement. Il flatte notre propre intérêt, et ne s’adresse jamais au citoyen capable de prendre en compte l’intérêt collectif. » Avant de lancer : « S’il y a une idée neuve à faire valoir, c’est la notion de service public ! »

En attendant, ces valeurs libérales s’épanouissent dans un contexte de concentration du pouvoir et d’ordre moral où toute personne à la marge (malade psychiatrique, précaire, marginal…) est perçue comme une menace. « L’idéologie sécuritaire qui est menée aujourd’hui n’est pas nouvelle, souligne le sociologue Laurent Mucchielli. On nous raconte que le monde est fait de désordres, de menaces et que nous devons nous en remettre au pouvoir pour ne plus avoir peur. » C’est ainsi que les libertés publiques sont peu à peu sacrifiées au profit de lois à vocation répressive. « On nous habitue à l’idée qu’il faut dépister la délinquance et la sanctionner plutôt que de faire de la prévention », poursuit Laurent Mucchielli. En effet, pourquoi cultiver le vivre ensemble lorsqu’il s’agit d’organiser la compétition entre les êtres ?

rendez-vous le 21 mars

Reste à trouver les solutions pour enrayer la machine du pouvoir. Ce samedi, il n’y a pas eu, à la grande déception de certains, d’appel à la désobéissance civile ou à la grève générale. Seulement l’annonce de la création d’un forum sur le site de l’Appel des appels pour faciliter l’émergence de mouvements locaux. Et d’un nouveau rendez-vous fixé au 21 mars. « Au risque d’être décevant », a concédé Roland Gori.

Laurent Mouloud

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Grève « reconductible et illimitée » à l’université

La Coordination nationale des enseignants-chercheurs des universités devrait décider aujourd’hui de se mettre en grève « reconductible et illimitée ». Elle n’a pu obtenir par la négociation le retrait « effectif » d’un décret réformant leur statut. Le courrier envoyé vendredi aux présidents d’université par la ministre de l’Enseignement supérieur, précisant quelques modalités du décret, n’a en rien réussi à calmer la colère. Une « manoeuvre » selon Sauvons l’université. Le SNESup, premier syndicat du supérieur, qui est déjà engagé dans la grève, souligne la convergence inédite de toutes les disciplines, de toutes les universités dans ce mouvement. Ainsi, les enseignants-chercheurs de l’Institut des études politiques d’Aix-en-Provence ont voté vendredi dernier la grève à compter de ce lundi : une première dans l’histoire de cet établissement créé en 1956.

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Sarkozy peaufine sa pédagogie

Après la journée de mobilisation nationale du 29 janvier, le chef de l’État se prépare à « communiquer ». Réunion des syndicats ce soir.

Les huit centrales syndicales se réunissent ce soir pour décider des prolongements à donner à la mobilisation du 29 janvier. Leurs responsables devraient d’abord porter appréciation du bilan de la journée de jeudi, avant d’analyser les premières réponses apportées par l’Élysée au puissant mouvement de contestation de leur politique qui s’est engagé. Au-delà de la compassion (« une inquiétude légitime » s’est manifestée), Nicolas Sarkozy a surtout annoncé qu’il rencontrerait les syndicats courant février, à une date non précisée, pour discuter du « programme des réformes à conduire en 2009 ». Tandis que ses ministres et conseillers s’employaient à défendre le « plan de relance » gouvernemental, un plan précisément au centre des critiques. Le président devrait en dire un peu plus lors d’une prochaine intervention télévisée - la date de jeudi a été avancée, mais pas confirmée.

Cependant, le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, a déjà balayé d’un revers de main, hier sur Radio J, l’hypothèse d’un « changement de cap » économique, la qualifiant de « pire des réponses ». Et de confirmer, par exemple, le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite : « Il n’y aura pas de moratoire » sur ces suppressions de postes. Pour Luc Chatel, le chef de l’État serait seulement confronté à « une grosse attente en matière de pédagogie d’explication ». De quoi conforter le scepticisme affiché dès jeudi soir par les dirigeants syndicaux sur la teneur du dialogue annoncé par l’Élysée.

Hier, sur Europe 1, le leader de la CFDT a exigé un « changement de cap » de Nicolas Sarkozy, par le biais de mesures de relance de la consommation et de la remise en question d’un certain nombre de réformes. François Chérèque traduisait ainsi l’attente exprimée par un grand nombre de grévistes et manifestants le 29 janvier. Quant aux suites possibles de l’action, le responsable syndical a évoqué, en refusant de choisir, « deux façons de faire » : fixer dès maintenant une date pour une nouvelle initiative, et « voir si cette date tient ou pas en fonction de ce que dira le président », ou attendre son intervention pour décider.

Yves Housson

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Point de Vue

Gladys Lutz, ergonome. « L’humain, instrument des objectifs financiers »:

« Je suis spécialisée dans les risques psychosociaux et l’usage de produits psychoactifs en lien avec le travail. Psychiquement, l’organisation du travail, son intensification et les modèles de management actuels amènent à une mise en tension des salariés. L’humain devient un instrument pour réaliser des objectifs financiers au détriment de l’équilibre affectif et psychique. La perte de la composante relationnelle et déontologique produit de la souffrance. La résistance collective n’arrive plus à se mettre en place, du coup, les personnes sont acculées à devoir résister individuellement et à recourir aux produits psychoactifs pour tenir. On culpabilise l’individu. Il est le seul responsable pour lui-même et doit trouver ses propres ressources. La transversalité de l’Appel des appels m’intéresse car, si l’on n’arrive pas à s’outiller, grâce à la connaissance scientifique, on reste sur des constats isolés, qui n’ont aucun poids pour construire un contre-pouvoir. C’est dans l’intérêt des personnes et de la performance des entreprises. Aujourd’hui, la viabilité économique s’est effacée au bénéfice du dégagement de profits coûte que coûte. Même s’il y a de la casse humaine, les conseils d’administration, n’étant pas sur le terrain, ne la voient pas. C’est ce qui se passe aussi dans tous les services publics où les agents doivent faire face aux consignes de "l’État manager" et aux besoins des usagers. Historiquement, les agents avaient pour ambition le service et, du jour au lendemain, on en fait des commerciaux. C’est psychiquement ingérable en termes de valeur de leur travail. »

« Il n’y a plus de place pour les oeuvres alternatives »

Thomas Aubron,

producteur.

« Ma petite société produit des films et de la musique de film. Si je participe à l’Appel des appels, c’est parce que les choix politiques du gouvernement me semblent en dehors du bon sens. La culture est une chaîne qui va du fabricant, l’artiste, à la diffusion, donc au spectateur. En tant que producteur, je suis au milieu de la chaîne : je contribue au fait que l’artiste puisse créer et diffuser. Aujourd’hui, je me rends compte que les canaux de diffusion se concentrent. Cela signifie, d’une part, que toutes les chaînes de télévision s’agrègent les unes aux autres et, d’autre part, que je n’ai plus les moyens de diffuser les oeuvres. Cela nous oblige à passer par une foultitude de moyens transversaux, comme Internet, afin de pouvoir exprimer un avis parallèle à celui de la voix commune. Aujourd’hui, il n’y a plus de place pour les oeuvres « alternatives » sans être même révolutionnaire. Les réformes du court-métrage illustrent cette volonté

- un peu policière - de donner des règles de production et d’expression qui font que l’instance principale qui alimente le court-métrage, à savoir le CNC, n’a plus les mains libres pour financer les projets qu’elle souhaite. Depuis le lancement de notre société, il y a sept ans, on a vu un durcissement, une rétractation du volume des subventions et un filtrage entre les gens qui doivent faire partie du système et les autres qui, à terme, en seront complètement exclus. Le totalitarisme n’est pas installé mais on s’y dirige doucement ».

« Des hommes,

pas des murs »

Yves Gigou,

cadre infirmier en psychiatrie,

à la retraite.

« Je suis engagé dans les différents appels et mobilisations qui ont cours actuellement (1) et en particulier dans l’Appel des appels, dont je suis l’un des premiers signataires en tant qu’infirmier. C’est, notamment, une réaction au sinistre discours sécuritaire de Sarkozy, prononcé le 2 décembre dernier à Antony. J’ai été très blessé par cette intervention en tant que soignant, proche des patients que nous avons à coeur d’accompagner. Entendre un président de la République parler de mise en place de bracelets électroniques est une humiliation pour la profession soignante qui fait tout un travail, depuis des années, avec Lucien Bonnafé et d’autres, pour mettre en place la psychiatrie de secteur ou l’accompagnement dans la cité. On a eu l’impression que toute cette dynamique politique allait être remise en cause. Je vais peut-être reprendre des formules mais, nous, ce qu’il nous faut, ce sont des hommes et pas des murs. Or, on se dirige actuellement vers une politique de psychiatrie qui enferme les personnes qui souffrent de troubles mentaux et non pas dans un travail d’accompagnement au domicile, dans des activités de travail, culturelles ou sociales. Il y a plus d’une quinzaine d’années, la société a pris un virage libéral et traite les êtres humains en tant que valeur économique.

En conséquence, on fait des économies sur le soin et sur la prise en charge des patients ».

(1) Meeting autour des problèmes de la psychiatrie,

à la Maison de l’Arbre, le 7 février, à Montreuil.

Propos recueillis par Lina Sankari

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Publié le 03/02/2009 : 22:44   Tous les billets   Haut
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